L'île des morts de PD James

" Nous sommes ici ensemble, dix personnes sur une petite île isolée et l'un de nous est un assassin. "




Résumé

Cordélia détective privé qui s'occupe en général de retrouver les animaux de compagnie disparus est contacté par Sir George, pour protéger sa femme, la comédienne Clarissa Lisle, qui est victime d'un corbeau. Cela fait des mois quelle reçoit des lettres de menaces. Le rôle de Clarissa est d'assurer la protection de Clarissa, en interceptant les lettres de menace. Si, personne ne semble prendre les lettres au sérieux, très vite on découvre que la menace est bien réelle. 

Mon avis

P.D James, met en scène dans ce roman des personnages à la psychologie finement travaillée et réussi à reprendre à sa sauce un classique du genre. Les similitudes avec l'oeuvre d'Agatha Christie sont clairement assumée par l'auteure qui va essayer de se détacher du type de scénario sublimé  par l'oeuvre de Christie,  Les dix petits nègres, en ne nous livrant pas un véritable huit clos. En effet, l'intrigue ne va pas se cantonner à l'île de Courcy, policiers et personnages vont pouvoir faire des allers et retours sur le continent. De même, l'histoire se situe dans les années 1980, la police scientifique bien que moins évoluée et déjà bien en place. Ma lecture de ce roman n'a pas très bien démarrée, car pendant deux cent pages, l'histoire avait de mal à se mettre en place. En effet, P.D James, prend du temps pour nous présenter les différents personnages, nous évoquer leur passé et nous dresser une forme de portrait psychologique. Elle aime également s'attarder à distiller une atmosphère pesante. P.D James, prend son temps pour mettre en place son échiquier et j'avoue que le roman souffre du coup de quelques longueurs dans sa première partie. Cependant, la seconde partie est riche en rebondissement et le rythme s'accélère et on a du mal à lâcher le roman. Du coup mon avis sur ce roman a évolué pendant ma lecture et au final j'ai passé un moment agréable. 

Citation 

" Cordélia faillit à nouveau pousser un cri. Le château était illuminé. Toutes les fenêtres brillaient et en haut de la tour striée de fines raies de lumières, un puissant faisceau jaillissait de la dernière embrasure, comme un fanal d'alarme dirigé vers le large. La demeure semblait flotter dans la lumière, planer, immobile et sereine, sous un ciel indigo, éclipsant par son éclat les étoiles les plus proches." 

Ma note: 15/20 



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